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Le Fonds pour la santé des femmes Une action exemplaire à N’djamena (...)

23 février 2018
Catégorie : Hôpital / Médecine / Société /


Source : Communique de presse du Fonds pour la Santé des Femmes- 20 Fevrier 2018

A quelques jours de la journée internationale des droits des femmes, les responsables du Fonds pour la Santé des Femmes (FSF) ont invité la marraine de leur association, la comédienne et productrice Julie Gayet, à se rendre compte à N’djamena (Tchad), des actions qu’il mène avec son soutien au centre hospitalier du Bon Samaritain.

Les gynécologues-obstétriciens français ont créé le Fonds pour la santé de femmes afin de développer des actions en France ou hors de France avec pour objectif d’améliorer l’accès des femmes à l’éducation, à la contraception et aux soins en gynécologie et obstétrique.

L’objectif du Fonds pour la Santé des Femmes est de favoriser tous types d’actions, de formations, de recherches pouvant concourir à l’amélioration de la santé des femmes et à leur égalité vis-à-vis des hommes.

L’engagement de Julie Gayet

Julie Gayet a fortement contribué à l’équipement du Bon Samaritain : elle a d’abord convaincu les responsables de l’hôpital militaire Bégin de donner au CHU tchadien le matériel neuf qui équipait leur maternité en voie de fermeture. Elle a ensuite obtenu que ce tout ce matériel - échographe, couveuses, respirateurs pour nouveaux-nés et tables d’accouchement électriques - soit acheminé jusqu’à N’djamena par l’armée française. Un appareil de monitoring fœtal a également été donné au Bon Samaritain par General Electric.

Sorti de terre en 2007, le complexe de formation universitaire et de soins du Bon Samaritain a réalisé en 2017 2.524 accouchements dont 371 par césarienne. La faculté de médecine et l’école de sages-femmes comptent respectivement une trentaine et une dizaine d’étudiants mais ne peuvent encore former qu’une promotion tous les trois ans.

Accoucher au Bon Samaritain


Des dizaines de femmes, probablement parmi les plus pauvres de la capitale et de sa périphérie, se présentent chaque jour aux portes du CHU.

« Nous voyons parfois arriver des patientes avec des péritonites vieilles de trois-quatre jours ou atteintes de pathologies – tuberculose, sida, paludisme – qui aggravent les soins à accorder, des patientes aussi qui ne peuvent même pas payer le coût minimal des soins », explique Pierre Farah, ancien doyen de la faculté de médecine Saint-Joseph de Beyrouth et actuel doyen du CHU du Bon Samaritain.
« En principe, de la conception à l’accouchement, chaque femme devrait payer l’équivalent de 8 euros. Cette somme en apparence modeste est souvent hors de portée. On opère quand même, quoi qu’il en coûte, car la vocation du Bon Samaritain, c’est d’aller au-devant des laissés pour compte » précise le doyen.

De cette pauvreté extrême découle l’invisible mais quotidienne violence faite aux femmes : "Cinq Tchadiennes sur six accouchent à domicile, sans assistance qualifiée, près de la moitié n’ont jamais passé aucune visite prénatale pendant leur grossesse et c’est encore pire hors de N’djamena", constate le Dr Yahn Rouquet, administrateur du Fonds pour la Santé des Femmes.

Vous pouvez faire un don en ligne à FSF à la rubrique « nous soutenir » sur :
www.fsfcngof.com



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