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La vaccination : un enjeu de santé publique

6 janvier 2018
Catégorie : Médecine / Politique /


Source : Dossier de presse/ Conférence de presse Vendredi 5 janvier2018

Fini les tergiversations ! La main d’Agnès Buzyn n’aura pas tremblé. La vaccination contre 11 maladies est désormais obligatoire pour les enfants de moins de deux ans nés à partir du 1er janvier 2018.

Les obligations vaccinales passent donc de 3 (diphtérie, tétanos, poliomyélite) à 11 avec la coqueluche, le ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole), l’Haemophilus influenzae de type B, l’hépatite B, le pneumocoque et le méningocoque. Il ne s’agit pas de nouveaux vaccins. Plus de 70% des enfants sont, dans les faits, déjà vaccinés contre ces maladies mais la couverture vaccinale demeurait insuffisante

La France, champion du monde du vaccino-septicisme

C’est au pays de Pasteur que la défiance vis-à-vis de la vaccination est la plus grande. Quatre français sur dix estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. C’est un des constats d’une vaste étude menée en 2015 par des chercheurs du Vaccine Confidence Project à la London School of Hygiene and Tropical Medicine.
C’est à la fin des années 2000, qu’un changement semble s’être produit dans les attitudes des Français vis à vis de la vaccination. La campagne de vaccination controversée contre la grippe H1N1 de 2009 a considérablement accru le scepticisme de la population française. Les controverses se sont multipliées depuis sur la sécurité des vaccins ou de leurs adjuvants alimentées par des « Fake news », les théories complotistes sur les réseaux sociaux et la caution de quelques grands noms de la médecine même si le Conseil National de l’Ordre des Médecins et l’Académie Nationale de Médecine de même que la très grande majorité des médecins s’y est montré toujours favorable.

Plusieurs raisons à cette exception française. Déjà la distinction entre vaccins obligatoires et ceux qui ne sont que recommandés, un héritage historique, sans fondement scientifique crée la confusion et alimente la méfiance. Une méfiance qui s’est alimentée ces dernières années par des ruptures d’approvisionnement. Une pétition anti-vaccin en ligne lancée par le Pr Michel Joyeux, un cancérologue aujourd’hui retraité a même recueilli plus de 600. 000 signatures en quelques jours en 2016 !

Un tournant majeur dans la politique vaccinale

La France est aujourd’hui le pays du monde qui a le taux le plus élevé de refus des vaccins. Cette désaffection se traduit par une baisse de la couverture vaccinale et la résurgence de maladies infectieuses, comme la rougeole qui a causé la mort de 10 enfants depuis 2008.

Il fallait absolument réagir. C’est ce qui a conduit l’ancienne Ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine à proposer une concertation citoyenne pour réfléchir sur les moyens d’action requis pour améliorer la confiance en la vaccination et le taux de couverture vaccinale. Le rapport issu de cette concertation présidé par le Pr. Alain FISCHER, un grand nom de l’immunologie proposait de rendre obligatoire les vaccins aujourd’hui recommandés. Ce que fera Agnés Buzyn.

On ne peut que s’en féliciter quand on sait que la vaccination permet d’éviter pus de 2 à 3 millions de décès par an, dans le monde. Rappelons également qu’avant l’ère vaccinale, la poliomyélite touchait plus de 600 000 enfants par an dans le monde et qu’elle n’a plus touché que 35 en 2015 grâce à la grande campagne de vaccination lancée par l’OMS.

Pour autant, il va falloir lutter contre la désinformation qui à coup sûr se poursuivra. Les recherches sur les effets des adjuvants devront également être menées en toute transparence afin de lever toute ambigüité. C’est le prix de la confiance
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Pour plus d’informations :
http://vaccination-info-service.fr



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